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Globetrucker et ses chauffeurs accumulent au cours du trajet de nombreuses expériences qui peuvent être utiles à d'autres, par exemple pour livrer de l'aide humanitaire dans des pays en développement. Le but de cette page est de partager ces expériences.

CETTE PAGE N'A PAS ETE MISE À JOUR DEPUIS 2006

Carnet TIR, chargement et packing lists :

  •  toujours se renseigner du bureau de douane d’arrivée et du prochain bureau de transit. Il nous est arrivé de devoir faire 300km de détour ou d’attendre 18h pour ne pas avoir fait inscrire le bon bureau de passage

  • attention au délai de transit inscrit sur le carnet !

  • dans le transport humanitaire, les listes de chargement sont souvent compliquées. Numérotez vos colis par « chapitre » : par exemple si vous avez des tables utiliser le no 1 – 1, à 1-X (1-19, -31, …) ou des ordinateurs, 2-1 à 2-X etc . De sorte à avoir une liste de paquetage la plus simple possible. Style :

 

  • Position

    Marchandise

    Détails

    poids

    1

    Tables d’écoles

    40 tables pos. 1-1 à 1-40

    450 kg

    2

    Ordinateurs

    6 ordinateurs pos. 2-1 à 2-6

     

 

  •  numérotage des colis précis important dans le cas de déchargement dans plus d’un pays (plus d’une douane d’arrivée)

  • simplifier la liste au maximum (« ordinateurs » pour tout ce qui est matériel électronique, etc…) et ajouter les codes de tarifs douanier à côté. Ces codes permettrons à un moldave de piger ce qu’il y a comme chargement même si les listes sont écrites en danois. Ça vous sauvera d’heures de palabres en douane.

  • ca vaut la peine de spécifier « matériel humanitaire » sur le carnet TIR

  • marquer les numéros de série des appareils électroniques et ordinateurs sur les cartons et si possible sur les factures

  • même pour du matériel donné, il faut produire des factures « pro-format ». Utiliser par exemple 0.5 ou 1 € par kg.

  • se renseigner toujours sur les dernières tendances dans les pays… Ca change si souvent. N’importe quelle marchandise peut-elle être importée ? Faut-il des certificats sanitaires ? (demandez nos idées par téléphone… on a notre avis là-dessus…) 

  • munissez vous de tonnes de photocopies. Elles sont chères dans les douanes…

  • règle d’or 1 : le matériel que nous souhaitons amener est-il utile dans le pays ? est-il en bon état ? pour la même valeur que le transport, ne pourrions-nous pas l’acheter ou le faire fabriquer sur place ?

  Passages en douanes, routes et info en général

  • pas de règle générale : aucune douane et aucun douanier ne fonctionne de façon identique, même si c’est de façon générale pas toujours très simple !

  • demandez aux collègues, la plupart se feront un plaisir de vous aider. Sais pas si ça se passe toujours comme ça chez nous pour eux !

  • seule règle d’or 2 : sourire et fermeté

  • backsishs : seulement si vraiment nécessaire. La plupart du temps ça passe sans… une cigarette, un porte-clé ou une bricole à la rigueur…

  Biélorussie

  • taxe de transit ou écologique exorbitante à payer à la douane (155$ pr un train routier). A force de sourires et d’insistance la taxe a pu être contournée… mais suis pas sûr que ça  marche à tous les coups. 
  • les autoroutes sont payantes. S’arrêter avant le payage et aller au bureau pour faire photocopier vos papiers (Carnet TIR) => gratuit si spécifié humanitaire sur vos papiers. Sinon ça coûte les yeux du cul ces autobhans.

  • le système biélorusse est voleur, pas les habitants, ni forcément les employés de douane. Garder le sourire pour eux !

  • les biélorusses sont très sensibles à l’aide humanitaires et il y a de nombreuse dérogations pour ce genre de transports. Côté Biélorusse, on peut normalement remonter la file de camion à la douane. une croix rouge derrière le pare brise évite qu’un chauffeur qui n’aurait pas compris la combine vous y jette une pierre en voyant la manœuvre…

 

Mongolie

 

-          pour éviter les taxes d’importation et la TVA sur la marchandise humanitaire le mieux est de passer par une ONG en place. Sinon l’association réceptrice doit faire la demande au gouvernement, qui lui adressera une demande à l’ambassade mongole de votre pays… qui eux vous transmettrons leur demande d’aide officielle.

-          Le carnet TIR peut désormais être utilisé jusqu’en Mongolie.

-          Normalement, une autorisation de transport Mongole doit être demandée directement en Mongolie (nous demander si jamais…)

-            Les routes sont pourries. Mais pourries, hein ??!!

-           Les douanes n’ont pas encore l’habitude du carnet TIR. Ça prend du temps. Bien contrôler que les tampons soient apposés à la bonne place

-           La douane d’Altan-Bulag (Kyachta côté russe), en venant d’Oulan-Ude est la meilleure. La route est bonne jusqu’à Oulan-Bator et potable ensuite selon les destinations

-           La douane de Tsagaanuur(Tashenta côté russe) dans l’Altaï est assez bonne aussi, mais plus de routes ensuite si vous continuez sur Oulan-Bator. Si vous essayez, préférez la route du sud, par le Gobi (Gobi Altaï). Elle est moins mauvaise.

 

Pologne

 

-          rien à signaler de bien méchant

-          taxe routière de 40zt par jour à prendre en douane

 

Roumanie

 

-          produire des certificats de donation

-          produire des certificats d’acceptation que l’association réceptrice doit faire valider dans son pays

-          certificat de désinfection pour tout ce qui est textile (nous demander notre avis…)

-          attention de pas mentionner chaussures, jouets en dessous de 3 ans, peluches, poupée, dessous (slips, chaussettes, etc…)

 

Russie

 

-            si vous avez les budgets, préférez le passage par la Finlande via le back de l’Allemagne. Douane nette et simplifiée et pas de désespoir en douane Biélorusse…

-           maintenant que Pologne, et pays baltes sont dans l’Europe, l’accès est aussi facilité sur la Russie. À noter aussi que l’Ukraine ne demanderait plus de visas (à confirmer)…

-          on évite de rouler de nuit si possible et on s’arrête dans les parkings gardés : Autostoïanka (vous laisse faire la traduction en cyrillique !)

-          Les parkings se font rares de l’autre côté de l’Oural. Si vous en apercevez un, ne pensez pas qu’il y en aura forcément un 50 km plus loin… renseignez vous auprès des chauffeurs (en demandant lesquels disposent d’une douche)

-          Mention spéciale au parking / motel d’Alzamaï, oasis de propreté entre Kraznoïarsk et Irkutzk

-          douaniers pas si pourris que ça !! Une petite cigarette et une plaisanterie par-ci par-là aident beaucoup !

-          le Jenga (jeu génial et simple, tour de plots en bois à élever avant qu’elle ne s’écroule) est le meilleur jeu pour passer un moment avec les collègues sans qu’ils n’ouvrent une bouteille de vodka toutes les deux minutes

-          emmener du PQ

-          si vous ramenez des icônes russes, des samovars en or ou des poupées russes à la pelle cachées dans votre couchette (ce que nous ne recommandons pour rien au monde !), laisser traîner quelques paquets de cigarettes ou une revue pornographie (z’êtes pas obligé de la lire bien sûr !) lors de la fouille de la cabine à la douane

-          le diesel est relativement bon marché en Russie avec des variations importantes selon les régions et les stations. En hiver, préférez le diesel « zima » (caractérisé par le Z cyrillique, un 3 à l’envers). Il est coupé avec du kérosène (pensez dans ce cas-là aussi à l’additif Motorex !). Le diesel acheté au bord de la route à des camions-citernes est moins cher et en général bon. En cas de doute, faire décanter 1 litre dans une bouteille plastique pendant 10 min et voir si de l’eau se sépare…

-          la police, aaaaaaah la police… vous arrêtent tous les 50km en moyenne pour essayer de soutirer de l’argent. De nouveau sourire et fermeté. Nous n’avons plus rien donné depuis le début du premier voyage. Et ça marche ! En mission humanitaire, une lettre en russe expliquant la démarche avec un joli tampon aide aussi. La police de la route ne sais pas lire un disque de tachygraphe, par contre la police du transport elle le sait… Connaissez le poids de votre véhicule : dans un contrôle de poids, on nous a sorti le schéma d’un véhicule surchargé qui n’avait en fait rien à voir avec le nôtre… ils essayent, mais se découragent assez vite !

-          Règle d’or no3 : Tout papier n’a aucune valeur à l’Est s’il n’est pas décoré d’au moins un joli tampon

-          C’est l’association réceptrice qui doit faire les démarches auprès du gouvernement russe pour obtenir une détaxe sur le matériel humanitaire. Et ça prend beaucoup de temps !

 

Ukraine

 

-          douanes les plus pourries pour l’instant

-            demandent un transit cher, malgré le carnet TIR

-            ne pas rouler de nuit et choisir les parkings gardés

-            fin 2005 les suisses n’ont pas besoin de visas

 

Asie Centrale

 

-            de façon générale, préparez les visas bien à l’avance, si possible dans votre pays

-           des lettres d’invitation d’organisation locale, passée par leur ministère des affaires étrangères, aident beaucoup

-            routes pourries, douanes aussi

 

Kazakhstan

 

-            les plus souriants. Selon les douanes, on insiste pas trop trop sur les bakchichs…

-           pour traverser le pays nord-sud, il vaut mieux choisir la route qui passe par Petropavlovsk et Astana pour descendre sur Almaty, tout le reste du réseau est pourri, jusqu’à très pourri

-           prévoir deux autorisations de transport si vous transitez à destination d’un autre pays et même chose pour des visas à double ou triple entrée si possible 

-            malgré tout ce que l’on dit sur le Kazakhstan, nous ne nous sommes jamais senti en insécurité

-            diesel moins cher qu’en Russie

-            Almaty c’est très joli, mais vachement cher ! Il y a encore toutes les ambassades ou consulats possibles (Turkmènes, Iran, Ouzbek, Russe, Kirghize…)

-            La douane de Yalama (côté kazakh en direction de l’Ouzbékistan) est une des pires douanes traversée par Globetrucker. Malgré nos efforts, ont a été obligé de poser des backshishs, jusqu’à 60 USD en tout

 

Kirghizstan

 

-          douanes et police demandent volontiers leur bakchichs, mais sans trop d’insistance

-            pour transiter en direction de l’Europe, les transporteurs préfèrent passer par le Kazakhstan et la Russie. Si vous insistez pour faire la route de la soie, il y a 2 solutions : transit direct sur l’Ouzbekistan par la vallée de Fergana (Och est le seul poste frontière ouvert au poids-lourds étranger). C’est certainement très joli, mais plus long et peut-être très mauvais en hiver. Préférez alors un transit via le Kazakhstan sur Tachkent

-            pas d’ambassade Turkmène à Bishkek, mais Ouzbek, Kazakh, Iranienne, Russe… 

 

Ouzbékistan

 

-            douanes ok - attention, en venant du Kazakhstan, on ne peut normalement pas transiter par la douane Jibek Jalu (la plus proche de Tachkent) pour aller en camion sur le Turkménistan

-             relativement peu de contrôles de police et tous très cordiaux

-            entrée en Ouzbékistan par le Kazakhstan à la douane de Yalama demande une sacré dose de calmants et beaucoup de monnaie côté Kazakh. Il s’agit d’une véritable bande de chiens enragés…compter entre 40 et 100USD de bakchich à répartir entre tous les rapaces à képi qui pourrissent dans cette douane

-            Le côté ouzbek constitue ensuite une formalité rafraîchissante et souriante. Petite taxe de désinfection à payer et on peut acheter une autorisation de transport si on en a pas avec soi. Un itinéraire de transit précis est ensuite établi par la douane

-            Même si l’itinéraire passe par l’enclave Kazakh, nous n’avons pas eu de problème à prendre la route d’évitement.

-            Les ouzbeks sont formidables !

-            Si vous devez laisser le camion à la douane de Yalama pour aller chercher visas ou autre à Tachkent (70km), faite le garder par un des sympathiques moustachus, dents en or qui font du petit commerce à la douane. Ils peuvent aussi vous trouver un taxi.

-            Contrôlez bien votre visa de transit. Nous pensions avoir 10 jours, mais c’étaient en fait 3 jours valables sur une fourchette de 10 jours.

-            Diesel meilleur marché qu’au Kazakhstan

 

Turkménistan

 

-            Douane de Farap facile côté Ouzbek, plus long et surtout beaucoup plus cher côté Turkmène

-            D’entrée 10 USD par tête de pipe pour une carte d’immigration

-            L’autorisation de transport nous a coûté 318USD pour un transit de 700km… Elle se décompose en : 50 $ d’assurance, 150 $ autorisation de transit,  108 $ de taxe diesel (calculé en fonction de nos 700km de transit) et des pétoles pour le gribouilli des douaniers. On peut éventuellement glisser un billet pour éviter la taxe diesel….

-            Attention au change. 5 x meilleur au marché noir. 1 USD valait 24500 Manats en novembre 2005

-            Arrivez avec le réservoir vide au Turkménistan : le litre de diesel et à 2-3 centimes….

-            Les contrôles de police sont extrêmement fréquents, inutiles et pénibles

-            Si vous pouvez obtenir un transit via Ashkabad (Badjgiran côté Iran), ça vaut le coup d’aller voir. Ville folle, grâce au « très grand Turkmensbashi » . en plus la douane de transit sur l’Iran est très peu utilisée par les TIR et donc relativement peu encombrée. Attention ils n’ont pas l’habitude du carnet TIR côté Turkmène comme Iranien

  

Iran

 

-            Le paradis des camions s’il n’y avait pas les douanes…. Pays fantastique et sûr, routes excellentes, panneaux en arabes et en anglais, gens formidablement accueillants, produits pétroliers très bon marché (tant qu’on passe pas la douane !!)

-            Faites la vidange de votre véhicule en Iran et garder vos pannes mécaniques pour ce pays (bon mécanos et pas chers) ou pour la Turquie

-            Entrez le réservoir vide en venant de Turquie

-            Pour un trajet de près de 2000 km, nous avons payé pour le camion 764  USD… taxe de compensation du diesel… ne sais pas si ça inclus une assurance, mais ça constitue l’autorisation de transport

-            À la douane de sortie (en tout cas direction Turquie), les réservoirs sont mesurés et jaugés. On paie une taxe de 0,5 USD par litre et on peut compléter les réservoirs à la douane au même prix… On peut aussi acheter 50 ou 100 litres au noir après le contrôle

-            Côté turc normalement on accepte pas plus de 500 litres (voir Turquie)

-            La douane de Bazargan est EXTRÊMEMENT lente et d’une inefficacité redoutable…

-            Attention au trafic à Téhéran. L’utilisation des rétroviseurs n’a pas coutume dans le pays…

-            Pas vu la police !

 

Turquie

 

-            La douane de Bazargan côté Turc c’est le bordel. Beaucoup d’agents plus ou moins officiels se proposent de vous faire les papiers. Peut-être mieux de dépenser les 50 USD qu’ils prennent plutôt que de se frotter au douaniers turcs. Bien discuter le prix avant et savoir si il contient le bakchich pour  le contrôle du diesel. Normalement maximum 500 litres, mais avec quelques billets, ces messieurs plombent les réservoirs en fermant les yeux

-            L’autorisation de transport est à faire timbrer normalement au long de la route en Turquie par plusieurs postes de contrôles annoncés au bord de la route et auxquels il faut s’arrêter de son propre chef. Nous ne l’avons pas fait et ça n’a posé aucun problème à la sortie direction Europe, mais il faut absolument le faire dans l’autre sens, sous peine de gros soucis à la douane

-            Le carburant est SUPER cher en Turquie, plus que partout ailleurs en Europe. A la douane avec la Grèce, on peut faire le plein en détaxe (côté Grec si on entre en Turquie, ou côté Turc si on rentre en Europe)

-            Les routes sont généralement bonnes et ont est (malheureusement) plus obligé de passer par le col du Tahir et via Ankara pour aller (ou venir) en Iran.